Avant son passage à Châtel-Guyon, l'interview bad boy de Michel Drucker

Publié le : 25/09/2017 à 18h04

Avant son passage à Châtel-Guyon, l'interview bad boy de Michel Drucker

Nouvelle réussite pour Michel Drucker. © BATHIAS Delphine

L’animateur, passionné de cyclisme, a entamé son tour de France. De scène en scène, Michel Drucker ouvre sa boîte à souvenirs pour un spectacle sobrement intitulé “Seul avec vous.”

Un demi-siècle de télévision. Rien que ça. Du noir et blanc, à la couleur, il a tout connu ou presque. Mais voilà, même si Michel Drucker adore le petit écran, il n'est pas du genre à trop traîner sur son canapé. Qu'il soit rouge ou non. Trop confortable, presque trop facile.

Alors, ce boulimique de travail s'est lancé un défi : monter sur scène. Seul. Histoire de comprendre, et surtout de vivre, ce que pouvaient bien ressentir ces milliers d'artistes qu'il a reçus en interview.

J'ai fait croire à des artistes qu'ils avaient du talent.

Deux heures sur les planches, à refaire l'histoire de la télévision. Comme un devoir de mémoire et de partage, encore et toujours. Le comédien en herbe de 75 ans a donc pioché dans ses souvenirs et ses sourires. Il se raconte, se souvient et embarque son auditoire à travers le temps, pour une communion avec sa religion cathodique. Seul en scène, ponctué de photos inédites projetées dans un décor de la France des années soixante.

Malgré le trac et le cœur qui s'emballe au moment de monter sur les planches, Michel Drucker fait régulièrement salle comble depuis sa première à Rennes en janvier 2016.

Oui mais voilà, pour dire vrai, avec l'animateur façon « gendre idéal » devenu plutôt au fil du temps, selon lui, le « papy idéal" », on avait plutôt envie d'essayer d'en finir avec l'image beaucoup trop parfaite de Michel Drucker. Oui il est gentil, oui il est bienveillant, oui il présente bien, oui il est souriant… Stop ! N'en jetez plus ! En grattant un petit peu le vernis, le Michel préféré des Français doit bien avoir quelques défauts, non ?

Quelle est votre pire bêtise ?

Quand j'étais un jeune homme, avec des copains, la nuit, on est allé uriner dans le losange rouge situé au-dessus des bureaux de tabac. On a aussi avancé l'horloge de la ville. Et puis personnellement, je me suis amusé à desserrer plus d'une fois les freins à main des voitures des bourgeois ! J'ai d'ailleurs eu droit de passer une nuit à la gendarmerie pour cette brillante idée ! ( Rires).

Votre insulte préférée ?

« Enfoiré » , même si c'est devenu un mot tendre avec mon ami Coluche.

Votre plus gros mensonge ?

J'ai fait croire à des artistes qu'ils avaient du talent. Et ils l'ont cru !

Votre plus gros défaut ?

En premier, je dirais l'impatience. Mais aussi, ça ne surprendra personne, la trop grande gentillesse qui me rend trop indulgent, trop conciliant, trop consensuel. Certaines personnes en abusent et je me retrouve dans des situations où je ne devrais pas être…

Votre plus grosse faute de goût ?

Porter des pantalons trop haut, bien au-dessus du nombril ! Ils me font ressembler à Jacques Chirac et ça a le don d'exaspérer ma fille ! Mais je n'y peux rien : j'adore ça !

Votre plus grande goujaterie ?

Avec un copain, lors de la Coupe du monde de football au Mexique en 1970, on a dragué deux magnifiques Suédoises. On les a ensuite invitées au restaurant. Et comme on n'avait pas un rond en poche, on a filé aux toilettes au moment de l'addition, sans jamais revenir ! J'en ai eu honte pendant des années (rires).

Votre plus grosse bourde ?

Alors là, je suis un spécialiste en la matière.

Un jour, un vieux copain est venu me voir à un spectacle 20 ans après notre dernière entrevue. Il était accompagné d'une dame. Je me suis adressé à elle et je lui ai dit : "Madame, vous n'imaginez pas les bêtises que l'on a pu faire avec votre fils !" Mon copain m'a regardé et m'a lancé : "C'est ma femme !" Ça, je peux vous dire que c'est irrattrapable ! D'ailleurs, j'ai presque fait la même bourde avec un ami électricien. J'ai félicité sa femme pour sa grossesse. Elle m'a dit qu'elle n'était pas enceinte. J'ai rajouté « l'aérophagie, ça se soigne » pour tenter de détendre l'atmosphère. Mais personne n'a ri !

Pour finir, sur qui pourriez-vous nous dire du mal ?

De moi ! Quand je suis en colère… De certains artistes qui ne sont pas conformes à l'image qu'ils donnent à leur public. Mais je ne donnerai pas de noms pour ne pas blesser leurs fans.

Décidément, on ne changera pas Michel Drucker… Et c'est sans doute bien mieux comme cela.

 


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