MICHEL DRUCKER : LE DANGER, POUR HANOUNA, C’EST QU’IL EST À LA MODE

Publié le : 21/10/2013 à 16h00

MICHEL DRUCKER : LE DANGER, POUR HANOUNA, C’EST QU’IL EST À LA MODE

« Ça fait longtemps que Cyril attend son heure »

Le Café de l’Alma, c’est son QG du week-end. Il nous a donné rendez-vous un samedi matin pour la sortie de son livre, De la lumière à l’oubli, une réflexion sur la célébrité truffée de souvenirs croustillants. En me voyant entrer, il m’adresse un signe de la main. Sa chienne Izia est à ses pieds. Surprise ! Michel Drucker est en survêtement...

Voici : C’est pour faire jeune que vous êtes venu en survêtement ?

Michel Drucker : Normalement, je suis à la piscine. Ou sur mon vélo. Ou dans une salle de sports, rue Marbeuf, où je fais de la muscu. L’autre jour, j’y ai aperçu Marie (Drucker, ndlr), qui soulevait de la fonte, avec Hervé Lewis, le coach de Mylène Farmer et Johnny...

Le sport, c’est donc ça, le secret de votre longévité...

Je fais sept heures de sport par semaine et je surveille mon alimentation. Chaque matin, je prends des compléments alimentaires, sur les conseils de Jeannie Longo. C’est bio, il y a tout dedans et ça permet de moins manger.

Quand, à 71 ans, vous battez le Grand concours des animateurs, sur TF1, avec votre Spécial Laurent Gerra, vous devez jubiler, non ?

C’est devenu moins important qu’avant. Je suis fier, en revanche, de mes scores du dimanche : quatre millions et demi de téléspectateurs juste avant le 20 heures... 

On vous reproche de n’inviter que des dinosaures à Vivement dimanche...

Faire du jeunisme le dimanche après-midi, ça n’aurait pas de sens : les jeunes ne regardent plus la télé. Johnny voulait être l’idole des jeunes, moi je veux être l’idole des vieux ! 

Vous allez bientôt inviter Frédéric François. Et Bertrand Cantat, lui ferez-vous une place sur votre canapé rouge ?

Par respect pour Marie Trintignant, que j’ai connue enfant, et pour ses parents, avec qui j’ai des relations amicales, c’est totalement hors de question.

Dans votre livre, De la lumière à l’oubli, vous fustigez les artifices de la célébrité. Qu’est-ce qui est pire selon vous : être un has been ou un never been ?

Un never been. Rien n’est pire que le destin du héros de la chanson de Charles Aznavour, Je m’voyais déjà. A force de rêver sa vie, on se dessèche dans l’aigreur.

Vous comparez la notoriété à un comprimé effervescent : « Ça flotte, ça mousse et à la fin il n’y a plus rien... »

C’est vrai ! La preuve ? Sur le plateau de Vivement dimanche, ma chienne Izia est beaucoup plus applaudie que moi...

Pour la première fois, vous vous lâchez sur les célébrités infréquentables…

Il y a des gens que j’aurais préféré ne pas connaître, c’est vrai. Bécaud avait un ego surdimensionné, tout comme Dick Rivers. Un jour, j’ai vu le commandant Cousteau très désinvolte avec une hôtesse de l’air. Il était antipathique et méprisant.

Vous glissez aussi quelques scoops. Laurent Ruquier ne vous en a pas voulu d’avoir balancé l’adresse de sa maison à Marseille ?

Absolument pas. J’adore Laurent et il le sait. Chez lui, l’humour n’empêche pas la bienveillance. D’ailleurs, il m’a réservé un bel accueil dans On n’est pas couché

Aymeric Caron vous a épargné...

Sûrement parce que ma femme, qui est végétarienne, rêve de déjeuner avec lui...

Même Nicolas Bedos a été sympa...

Je l’ai connu à 6 ans. Il m’imitait devant le générique de Champs-Elysées avec une brosse à cheveux en guise de micro...

C’est vrai que vous êtes en froid avec Cyril Hanouna ?

Pas du tout ! Quand Cyril m’a remplacé sur Europe 1, je lui ai dit : « Fonce ! » Ça fait longtemps qu’il attend son heure. Le danger, pour lui aujourd’hui, c’est qu’il est à la mode. La terreur de Bruel, à l’époque de la Bruelmania, c’était ça. Finalement, Bruel a survécu. 

Et Cyril Hanouna, il va survivre ?

Bien sûr ! Au cas où son étoile d’animateur viendrait à pâlir, je lui prédis un bel avenir en tant que producteur...

Vous vous libérez enfin du carcan du « gentil animateur » !

Maintenant que je me relève enfin de la disparition de mon frère, j’ai envie de m’occuper de moi. Etre un peu égoïste ! Le bonheur, pour moi, c’est compliqué... 

Vous révélez aussi que vous avez le cœur à gauche. Même si c’est avec Nicolas Sarkozy que vous faites du vélo...

Nous partageons la passion de la chanson française. Comme moi, il adore Jean Ferrat. Mais il connaît aussi par cœur Reviens d’Hervé Vilard. Et c’est en découvrant Carla dans Vivement dimanche, au côté de Julien Clerc, qu’il a craqué pour elle...

Alors, il va faire quoi, en 2017 ?

Je ne peux pas imaginer qu’il décroche. Vous savez, ça fait trois générations de politiques que je vois monter. Manuel Valls, c’est pareil. J’ai d’abord connu sa compagne, Anne Gravoin qui, à 18 ans, jouait du violon dans Champs-Elysées.

Vous comptez travailler jusqu’à quel âge ?

Mon père a posé sa mallette de médecin à l’âge de 80 ans, alors... Et puis, à côté d’Aznavour, 90 ans, je suis encore un gamin.


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